LES GRANDS COURANTS DE LA SOCIOLOGIE 1

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LES GRANDS COURANTS DE LA SOCIOLOGIE 1: Présentation sur l’objet de la sociologie 11: Le holisme avec Durkheim et Bourdieu 111: Le fonctionnalisme avec Merton. IV Le structuralisme avec Levi-Strauss et Bourdieu V : L’individualisme méthodologique Vl: L’interactionnisme et l’interactionnisme symbolique A LIRE : Pierre Simon ore Sni* to View l. ntroduction Comme les autres di sociologique » maines, la sociologie apparaît à un moment donné de l’histoire, elle est donc déj? tributaire d’un contexte socio-historlque qui combine durant le 19ème siècle au moins deux aspects qui permettent d’expliquer l’apparition de la sociologie. Cela renvoi à des événements historiques, liés : -à la révolution industrielle ( avec des révolutions techniques, télégraphe, chemin de fer.. ainsi que dans le système d’échanges (capitalisme marchand et industriel) au niveau de la structuration des sociétés( avec une modification, ex : apparition d’une nouvelle classe sociale, de profonds bouleversements politiques : déclin du pouvoir démocratique) -à des transformations profondes des façons collectives de se une condition de transcendance mais ils vont se rendre compte que cette organisation de la vie sociale peut être modifiée par ‘homme lui-même puisque c’est lui qui devient responsable. C’est dans ce contexte qu’apparaît la sociologie, qui est donc la fille de la modernité.

Les pères fondateurs construisent leurs pensées sur une même intention de réformes sociales, de philosophie politique car leurs intérêts est de dessiner le contour des nouvelles sociétés qui commencent à naître . Les précurseurs (19ème siècle) , et les pères fondateurs se distinguent. AUGUSTE COMTE : Parle de physique sociale, théorie des trois états ( théologique, métaphysique positive) TOCQUEVILLE . Contradiction inhérente de la démocratie MARX : Conflits moteurs de l’histoire Les pères fondateurs : DURKHEIM/ WEBER/SOCIOLOGUES DE L’ECOLE DE CHICAGO Ils ont institué la sociologie comme discipline.

Il s’agit pour eux d’essayer de répondre à une autre questlon fondamentale qui est d’expliquer comment la société est possible, qu’est ce qui rend la vie en société possible ? L’existence d’une société dépend de certains facteurs, des facteurs sociaux. On suppose qu’il existe des déterminismes sociaux. Cette idée veut dire que l’on admet que dans la réalité observée tout n’est pas du aux aléas , au hasard. Ily a un ensemble de causes que ‘on peut repérer pour expliquer. La sociologie vise à cerner les déterminismes sociaux, les causes sociales, qui permettent d’expliquer comment une société est possible.

DURKHEIM Expliquer le social par le social » CIOLOGIE ( 3idées) l. LA CONSTRUCTION DE PAGF 43 Passage d’un ordre de connaissance à un autre. Il s’agit de repérer l’ordre de passage d’un ordre de connaissance à un autre. Le social avant de faire de la sociologie on le connait déjà, mais cette connaissance est construite à partir de nos expériences respectives en tant qu’acteur social, c’est une connaissance empirique du social, c’est-à-dire une connaissance u social fondée sur des expériences diverses et variées.

Or le projet des précurseurs et fondateurs de la discipline est de construire une discipline scientifique autonome mais plus précisément, produire une connaissance du social mais d’un autre type que celle de la connaissance empirique, il s’agit de produire une connaissance rationnelle et loglque du social. Illustration : Nous avons tous une expérience concrète , physique de ce qu’est l’eau, nous savons ce que c’est mais il existe un autre type de connaissance de l’eau qui est une connaissance rationnelle mathématique l’H20.

Dans les deux cas il s’agit du même élément inéral , mais connu à travers deux ordres de connaissance différents. Pour passer d’un ordre empirique du social à un ordre rationnel du social il faut mobiliser un ensemble d’outils, des concepts qui eux-mêmes s’inscrivent dans le cadre de théories qui sont toujours des constructions, des outils intellectuels, mentaux, dont l’objectif est de produire une connaissance rationnelle du social. • 2ème idée problème social et problème sociologique Cela suppose une construction de l’objet qui nous permet de différencier la réalité sociale de la réalité sociologique.

GASTON BACHELARD ‘La formation de l’esprit scientifique’ « La cience réalise ses objets sans jamais les trouver tout faits, elle ne correspo 43 scientifique’ « La science réalise ses objets sans jamais les trouver tout faits, elle ne correspond pas à un monde à décrire mais à un monde à construire, le fait est conquis, construit, constaté » La sociologie doit construire son objet. Cet objet n’est pas déj? donnée d’avance, la réalité sociale ne se confond pas avec la réalité sociologique.

Rigueur, connaissance, sens de l’abstraction, ainsi qu’une petite dose d’imagination et d’intuition. a réalité sociale n’est pas pareil que la réalité sociologique. Eruven Goffman ?tudie les asiles = réalité sociale. Règles spé dedans. Pierre Bourdieu : étudie l’organisation des systèmes d’enseignement • 3ème idée : La sociologie travallle sur du déjà construit, l’objet de la sociologie n’est pas déjà donné. La sociologie a à faire à des données déjà construites par les hommes.

Le social c’est toujours un univers de fiction construit par le sens commun, par des explications immédiates des uns et des autres, cette idée à été démontrée par des sociologues (BERGER et NUCKMANN qui en 1986 publient un ouvrage ‘La construction sociale de la réalité’ ) Pour construire l’objet de ociologie le sociologue va devoir déconstruire cette construction sociale, cet univers de fiction pour construire son propre questionnement pour essayer de montrer des relations entre des phénomènes. 2.

LA VISÉE SCIENTIFIQUE DE LA SOCIOLOGIE (3 idées) • 1ère idée : Définition de la science La visée scientifique consiste à reconnaître dans les phénomènes l’existence d’aléas, de hasard. Mais surtout elle consiste à dégager des déterminismes pour expliquer. On peut appeler « science la connaissance formulée linguistiquement des déterminismes qui constituent la réalité ». La 3 ? science la connaissance formulée linguistiquement des déterminismes qui constituent la réalité La science produit de l’explication, elle ne s’inscrit pas dans une visée normative, il s’agit d’expliquer en constatant.

Il s’agit d’avoir accès directement avec l’observation ou indirectement avec l’expérimentation ? l’ensemble des données. Le déterminisme qui constitue la réalité, cette idée de réalité suppose qu’on peut la saisir, la constater. On peut distinguer ce qui est indéterminable et ce qui est déterminé. A partir des déterminismes on peut prévoir. • 2ème idée : L’ambition scientifique de la sociologie Elle cherche à cerner qu’elle est la spécificité du social pour se doter d’un objet spécifique.

Cette fameuse physique du social (AUGUSTE COMTE) cherche à découvrir des lois du social , des déterminismes du social, elle cherche à répondre à ce projet en imitant les sciences de la nature. L’idée étant que les hommes sont tributaires d’un ensemble de lois , de la même manière que la nature. Illustration avec DURKHEIM « ce que postule la sociologie c’est que les faits que l’on appelle sociaux sont soumis au principe de l’ordre et de déterminismes universels » Cette vision fera l’objet de critiques mportantes, qu’il fera valoir auprès de la distinction entre les sciences de la nature et de l’homme. > Débat important au 19ème siècle sur « la querelle des méthodes » . Surtout pour DILTHEY car pour lui il y a une différence entre les deux, il considère les sciences de l’homme comme les sciences de l’esprit. Il défend l’idée que les sciences de la nature sont des sciences monographiques à travers lesquelles on peut dégager des lois avec le registre avec l’explication. Et que les PAGF s 3 avec le registre avec l’explication. Et que les sciences de l’homme sont des sciences idéologiques à travers lesquelles on ne peut as dégager de lois avec la compréhension.

On traite dans ce débat des caractéristiques de la nature chez l’homme. L’ambition scientifique pose en même temps la spécificité de l’objet de la sociologie • 3ème idée : La spécificité de robjet de la sociologie Qui pose la question d’une spécificité en terme de type de déterminismes, distinctes de phénomènes observables. De déterminismes propres au social qui permet d’expliquer la diversité. Cette question n’est pas réglée elle fait débat. 3. LES DEFINITIONS DE L’OBJET DE LA SOCIOLOGIE (DIJ SOCIAL) A – Le social est rapporté à des faits sociaux

Ces faits sociaux sont dans la nature, ils sont soumis à des déterminismes spécifiquement sociaux. On peut les reconnaitre parce qu’ils sont extérieurs aux individus, c’est à dire qu’ils existent avant la naissance de l’individu et qu’ils vont durer après. Il parle de conscience collective pour parler des croyances communes. Ils sont contraignants, ils renvoient à un ensemble de règles qui s’imposent aux uns et aux autres, et quand DURKHEIM dit « contraignant » cela ne veut pas dire que les individus les vivent sous le mode de la contrainte mais u’ils les vivent comme des règles. Habitudes, coutu t la vie politique) dans 3 moins obligé de se conformer à ces formes, soit par la loi ou la coutume. En dehors de ces manifestations de ces formes collectives, il est impossible d’entrer dans le jeu des échanges. (exemple : langage, conscience collective.. ) Les caractéristiques du fait social pour lui , sont en fait que cela s’impose aux individus, ça survit aux individus et ça lui pré-existe.

B- Le social, « activité sociale Max Weber Dans « économie et société Weber dit clairement quelle définition il se donne du social. Partisan d’une sociologie compréhensive il va considérer que le social comme objet pécifique renvoie à l’activité sociale et cela a un sens particulier : une activité qui a un sens subjectif pour son auteur, et d’autre part une activité qui en tant que telle est aussi orientée vers autrui. La sociologie est une science qui se compose de comprendre par interprétation cette activité sociale.

Cette activité sociale qui est donc dotée d’un sens pour son auteur, cette idée ce sens : c’est un sens qui est visé subjectivement par son auteur, qui a une réallté pour lui ce qui ne veux pas dire que le sens dont il s’agit ici renvoie à l’idée de quelque chose de juste, ça a simplement du sens pour celui qul git. Il admet que cette activité sociale est une activité qui a du sens pour celui qui agit. Mais il reconnaît qu’il est difficile de distinguer une activité significative et une simple réaction. Il va admettre qu’il y a là une véritable difficulté.

De sorte qu’il va admettre que pour comprendre le sens on doit le saisir par compréhension, c’est à dlre toujours par interprétation. Pour weber la seule façon d’approcher le sens c’est d’essayer de comprendre ce sens, de l’interpréter c 7 3 weber la seule façon d’approcher le sens c’est d’essayer de Construire scientifiquement cette interprétation. Il nomme cette émarche la démarche de l’idéal type. ‘idéal type pour weber c’est un moyen pour mettre de l’ordre dans le désordre, c’est à dire un moyen pour rendre intelligible l’activité sociale.

Cest aussi un moyen pour échapper au jugement de valeur, au jugement incontrôlé. L ‘idéal type c’est un tableau de pensée à la fois réel et utopique. Réel car il s’inspire des faits observés, mais il n’existe jamais tel quel dans la réalité. Donc cela regroupe de façon cohérente des éléments de réalité empirique pour les mettre en évidence. Cest une construction intellectuelle rationnelle qul permet de rendre intelligible le réel. Weber utilise cette démarche pour comprendre et expliquer ce qui légitime l’exercice de la domination et du droit.

La domination c’est la chance de trouver des personnes prêtent à obéir. Quelle peut être la légitimité qui mène à ça ? Il va dégager trois idéaux types qui vont répondre à la question: -le type légal ou statutaire. Une légitimité qui trouve sa validité dans ce caractère rationnel. On obéit à un ordre objectif qui est légalement défini par les lois et Impersonnel. -la légitimité de type traditionnel. Qui est fondé dans la croyance, dans les traditions. Ce sont elles qui lui donne du pouvoir. le type charismatique.

On obéit à une personne parce qu’on lui attribue une confiance personnelle du fait de son charisme. Ces trois idéaux types sont pour weber ce qui permet de ratlonaliser intellectuellement ce qui fonde la domination. Ce sont des moyens pour rendre intelligible cette affaire de domin 3 ce qui fonde la domination. Ce sont des moyens pour rendre intelligible cette affaire de domination. Mais il sait bien que ces trois idéaux types n’existent jamais tels quels dans la réalité, se sont des moyens pour expliquer, rendre intelligible, rationaliser, pour répondre à la question. Se sont des oints de repères.

C. Le social, « une action réciproque George Simmel. Le social ce n’est pas ce que Durkheim entend cad les faits collectifs. Cest ce qu’il nomme les formes que peut revêtir l’action réciproque entre les individus. Le soclal se sont des formes qui vont être différentes les unes des autres mais qui sont à chaque fois action réciproque. Donc il se rapproche de Weber mais s’en distingue. Chez Simmel on s’intéresse moins au sens, aux motifs, que les uns et les autres donnent à leurs actions, mais plus à la diversité des formes que peuvent prendre les différentes interactions sociales.

Il va distinguer forme du contenu : contenu c’est ce qui anime les uns et les autres et les pousse à agir (pulslons, envies), les influences aussi. Ce qui l’intéresse c’est ce que réalise l’ensemble de sorte que pour lui forme et contenu sont toujours inséparables, indissociables. Par forme il entend l’allure diverse et variées que peuvent prendre n’importes quelles interactions sociales. La socialisation c’est la forme qui se réalise de façon très diverse et variée, et dans laquelle, les uns et les autres ont intérêt à agir. Il. Le holisme Durkheimien et le holisme Bourdieusien Introduction

Le mot holisme a été introduit en 1926 par Jan SMUTS qui était un homme politique d’Afri est un mode de PAGF g 3 d’Afrique du sud. C’est un mode de raisonnement qui permet de construire un type d’explication du social. À l’époque le terme désignait la tendance de la nature à former des entités plus grandes que la somme des parties. Le tout est plus grand que l’ensemble des parties qui le constitue. Il utilisait ce terme dans le cadre d’un débat sur l’évolution naturelle et donc concernant la philosophie des sciences. Les faits sociaux transcendent les individus et c’est part eux que l’on peut expliquer ociologiquement le social.

Dans les sciences sociales et humaines, particulièrement en sociologie, le mot holisme est paradoxal. Autant on l’utilise et en même temps peu de sociologues se revendiquent holistes. Ça a même plutôt une connotation péjorative. De façon traditionnelle le tout l’emporte sur les parties qui le constituent. Mais sous le terme holisme selon les deux auteurs cela renvoie ? deux orientations différentes. Points communs de ces deux approches : – l’explication sociologique ne peut pas reposer sur les interactions des individus placés dans un contexte donné.

Cest- ?-dire que pour formuler une explicatlon sociologique le recours aux individus est secondaire. – dans les deux cas il y a une conception antiréductionniste de la sociologie c’est-à-dire une conception de la discipline qui la définie comme scientifiquement indépendante. Donc elle ne peut pas être mise en cause par d’autres disciplines. – seule une entité sociale peut venir expliquer une autre entité sociale. Il existe des faits sociaux « sui generis il existe des faits sociaux qui ont leur nature propre, leur propre genre. Il existe aussi des relations causales spécifiques à ce type de phénomène en l’occurr