Pierre

essay B

J’ai choisi de parler plus précisément d’un exemple de symbole maçonnique : la pierre brute. La pierre est une matière inerte. Ce qui distingue la matière inerte de la matière vivante, c’est que la dernière se caractérise par la vie. C’est-à-dire que les êtres qui composent ce règne sont doués d’une certaine autonomie, agissent de façon spontanée. On dit alors qu’ils sont « animés », c’est-à-dire qu’ils paraissent doués d’une âme (animés en latin).

Dans le cadavre, par exemple, tous les éléments matériels qui formaient le vivant sont encore là, mais le principe vital emblée s’être échappé, comme si l’âme avait quitté le corps. Dire donc que la pierre est une matière inerte, c’est dire qu’elle est inanimée, c’est-à-dire qu’elle n’ pas d’âme. Cette définition scientifique de la pierre en général est transposable à la pierre brute maçonnique qui est une pierre qui n’ pas encore de forme, qui est difforme et pleine encore d’aspérités. Par conséquent on peut dire de a pierre brute maçonnique qu’elle n’ pas encore d’âme, elle n’ pas encore son âme.

L’objectif du maçon sera donc de donner une âme à cette pierre sans âme, et cela par le travail, un travail de longue aliéné. Si avec Jean lacerai on peut dire que « le travail, c’est toujours l’esprit pénétrant difficiles Pierre boy azur happa 18, 2009 | 11 pages swaps toi vie nixe page difficilement une matière et la spiritualiste », et si avec manuel meunier on peut dire que « tout travail, travaille à faire un homme et une chose », il est fort à parier que le travail du maçon sur la pierre brute vise à spiritualiser cette pierre, à humaniser ce maçon qui entreprend ce travail.

Ainsi, même si la pierre brut au départ est une pierre comme les autres, une matière inerte, elle finit par se astringent des autres pierres, car elle finit par posséder une âme, l’empreinte du maçon qui l’aura travaillée. La pierre brute maçonnique se distingue donc des autres pierres brutes. Par ailleurs, il ha une relation intrinsèque entre la pierre et la maçonnerie. Cette relation historique est liée à la maçonnerie opératoire, ou maçonnerie de la pierre, du moyen âge dont le travail consistait à bâtir des édifices.

C’est cette ?importance de la pierre comme ce qui permet de construire l’édifice que relèvent les écritures saintes de la Bible. C’est cette pierre dont les textes bibliques font ‘éloge, à commencé par le Christ lui-même qui dit dans la parabole des vignerons homicides : « la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenu la pierre d’angle. » Selon l’exégèse catholique cette pierre, c’est Jésus lui-même qui a été rejeté par les siens mais qui reste, pour les chrétiens, celui par qui arrive le salut.

Cette référence à la pierre comme ce qui sou pierre comme ce qui soutient l’édifice se retrouve aussi dans la phrase de Jésus qui dit à sinon « tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église Cela dit, à quoi la pierre brute maçonnique fait-elle effrénée ? Quelle est la charge symbolique de cet élément important de notre ordre, et qui a fait l’objet de bien des réflexions ? LA CHARGE SYMBOLIQUE DE LA PIERRE BRUTE Sans doute il existe une exégèse maçonnique de la pierre brute. Si c’est le cas, je n’ai pas la prétention de me hisser au niveau de cette exégèse.

Je voudrais juste partager l’hermétique qui est la mienne de ce symbole important. Or en y songeant, je ne peux m’empêcher de penser à l’article premier de la constitution de notre obédience qui dit : « La Franc-maçonnerie, institution essentiellement illumineraient, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Tel est le projet essentiel de notre ordre. Mais cet objectif qui vise l’humanité tout entière, pour être atteint, doit d’abord s’appliquer à chaque individu humain. C’est risque chacun aura fait de cet idéal une réalité individuelle que cela prendra la dimension u chacun aura fait de cet idéal une réalité individuelle que aléa prendra la dimension universelle comme stade suprême. Joules Boucher a eu le mérite de bien résumer la situation lorsqu’ écrit : « L’Art de bâtir le Temple idéal, tel est le but que se propose la maçonnerie.

Ce Temple, c’est homme d’abord et la Société ensuite. Dans l’initiation maçonnique, le profane, en recevant la lumière , devient apprenti maçon ; son travail essentiel consiste à dégrossir la pierre brute et pour cela deux outils lui suffisent : le Ciseau et le Maillet. Quand son habileté se sera développée, il deviendra compagnon et apprendra l’usage de nouveaux outils J’ai donc compris que la pierre brute, c’était moi, moi l’apprenti, l’apprenti qui est encore sous domination profane.

Les trois coups de ciseaux donnés sur la pierre brute le jour de l’initiation, est le début de ce travail sur soi dont e but est de devenir une pierre cubique, sans aspérité, une pierre angulaire en quelque sorte, qui permettra non seulement une intégration facile dans l’édifice, mais aussi aidera à le consolider. Ce travail sur soi suppose d’abord une certaine humilité qui se traduit immédiatement par le silence profond dans lequel on est plongé durant cette période d’apprentissage.

Mais cette humilité, coïncide aussi avec celle que moi j’ai trouvée dans mon parcours philosophique, et à laquelle j’aspire aussi avec celle que moi j’ai trouvée dans mon parcours philosophique, et à quelle j’aspire. C’est l’humilité qui correspond à une certaine rationalité critique et éthique. Ce rationalisme critique et éthique s’exprime dans cette formule sciatique devenue célèbre, mais souvent ignorée, « Je sais que je ne sais rien ». Ainsi se résume toute la sagesse à laquelle on peut ajouter cette autre formule liée à escorte « connais-toi toi-même »

Cela exprime le caractère même de celui qui a conscience de son ignorance. Ce qui exige une attitude de remise en cause permanente qui commence par soi-même. En effet, tout franc-maçon digne de ce nom est un philosophe, c’est- à-dire un amoureux de la sagesse. Pour être plus précis, disons que c’est quelqu’un qui désire savoir, qui a soif de connaissance. Or, comme disait planton, on ne peut désirer que ce que l’on sait nous manquer. Celui qui désire accéder à la connaissance, sait que cette connaissance lui fait défaut. Le franc-maçon est, par conséquent, celui qui prend insolence de son ignorance et désire en sortir.

Mais l’ignorance n’est pas seulement une absence de connaissance, elle est aussi surabondance de croyances, d’idées reçues et de préjugés. Le pire ignorant est donc celui qui croit savoir. C’est la situation que symbolise la pierre brute. C’est pourquoi, le premier acte maçonnique consiste non pas à apprend que symbolise la pierre brute. C’est pourquoi, le premier acte maçonnique consiste non pas à apprendre quelque chose, mais à mesurer l’étendue et la ténacité de ses préjugés, et donc à désapprendre ce que l’on croyait savoir. Tel est le sens et l’objet des premiers coups de ciseaux que nous donnons sur cette pierre brute.

La critique et son corrélait autocritique deviennent, dès lors, la mesure de toute chose. C’est là l’essentiel de la « règle de vie » que se donne escorte, et que doit se donner tout apprenti franc-maçon, voire tout franc-maçon digne de ce nom. Nous sommes donc bien, ici, en présence d’une pensée pratique, un impératif catégorique, c’est-à-dire une obligation morale et, par conséquent, un principe éthique. Ce principe éthique frappe la connaissance d’incertitude, tout en insistant sur le caractère intrinsèque de l’homme ui, en tout temps et en tout lieu, se doit de faire preuve d’humilité.

Tel est en mon sens ce à quoi nous invite l’article premier de la constitution de notre obédience, mais tel est aussi le travail auquel nous invite le symbole de la pierre Ce symbole nous invite à comprendre, en effet, combien peu de choses nous savons. AI nous invite aussi comprendre combien nous sommes faillibles et que l’omniscience n’est pas de ce monde. En somme, il nous invite au doute, un doute méthodique. Je suis donc une pierre brute, une monde. En somme, il nous invite au doute, un doute méthodique. Je suis donc une pierre brute, une pierre inanimée, une pierre sans âme.

Par mon travail intense et permanent je pourrai peut-être, car rien n’est sûr, devenir une pierre cubique qui me donnera la forme nécessaire, la forme qui est la mienne et qui restera la mienne, pour m’insérer dans ce temple idéal. Dans cette perspective, dégrossir la pierre veut dire aussi se perfectionner, c’est-à-dire s’élever de la terre vers le ciel, atteindre un certain degré de spiritualité qui nous permet de voir le monde dans lequel nous vivons dans sa vanité ou dans sa vacuité plus qu’autre chose.

C’est, en tout cas, ainsi que je ressens les choses, car si dégrossir cette pierre brute c’est, comme dit un philosophe qu’un frère ici aime beaucoup, réaliser son contact, c’est-à-dire persévérer dans son être, ce que j’interpréterai ici comme le fait de donner le meilleur de soi en toute chose ou encore de perfectionner ce qu’il y a en nous d’humain, si c’est donc bien cela dégrossir la pierre, il s’agit alors de tendre et de s’élever vers un certain bien être qui nous mette en harmonie avec nous-mêmes et avec le monde.

Nous Franc-maçons, en tant que philosophes, avons une exigence de vérité. C’est notre valeur suprême, ce à quoi nous attachons le plus grand prix. Dans ce que nous disons, nous devons nous efforcer d’être v attachons le plus grand prix. Dans ce que nous disons, nous devons nous efforcer d’être vrais, nous devons détester le mensonge sous toutes ses formes ; dans ce que nous faisons, nous devons être ennemis du trucage, de la tricherie ; dans notre désir de connaître, nous devons aspirer à des réponses vraies.

Mais rechercher la vérité ne signifie pas qu’on l’atteigne tous les coups. Aussi, le franc-maçon ne saurait-il avoir pense à tout. Cependant, et c’est le plus essentiel, il doit préférer l’absence de réponse à une question plutôt qu’une réponse incertaine ; de même qu’il doit préférer une vérité qui dérange à une illusion qui rassure. C’est tout le sens du travail de dégrossissaient, et c’est en cela que le franc- maçon est libre.

Cette liberté s’exprime dans le fait que dans sa quête, il ne se laisse pas engluer dans la pensée commune qui est une pensée orientée vers des buts pratiques (le bien-être, le confort, la réussite etc.. ), une pensée donc prisonnières de ses intérêts. Le Franc-maçon, en tant que philosophe, s’inscrit dans la perspective d’une pensée qui veut comprendre pour comprendre, pour le plaisir de l’intelligence avant tout. Aussi s’intéresse-t-il aussi et surtout aux questions théoriques et abstraites.

Mais je dois reconnaître que notre recherche de la vérité reste une quête permanente et inachevée. Dans sa conception de la science comme de la vérité reste une quête permanente et inachevée. Dans sa conception de la science comme hypothèse permanente, kart épopée développe l’idée qu’aucune théorie scientifique n’est vraie au sens strict et absolu du terme. Il écrit que « ce qui fait l’homme de science, ce n’est pas la possession de connaissances, d’irréfutables vérités, mais la quête obstinée et audacieusement critique de la vérité.

Pour lui donc, la science n’établit pas des vérités définitives, des certitudes absolues. Cette vérité là reste un idéal inaccessible. Cependant c’est un principe régulateur, une source de motivation. Par conséquent la vérité scientifique est une vérité approchée, sujette à rectification, toujours inachevée et ouverte à la critique. Aussi, ai-je bien peur que le temple idéal que nous instruisons risque fort de ne pas connaître son aboutissement final.