La naissance de vénus, botticelli

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La naissance de Vénus, Botticelli. La naissance de Vénus de Sandro Botticelli. Tableau mesurant 2,79 x 1,72 mètres, peint à l’huile. Lieu de conservation : la Galerie des Offices à Florence. Introduction Cette peinture de Sandro Botticelli est l’une des toiles phares de la Renaissance italienne et probablement aussi Pune des plus célèbres. Peinte aux environs de 1485 elle met en scène la naissance de la déesse de Pamour et de la beauté : Vénus, véritable idéale de b Eras, dieu de l’amour (dieu de la métallurgi dieu. ‘Aphrodite grecque modèle, pure et idéal grâce le corps féminin. org to nextÇEge éminin. Mère de me de Vulcain assimilée ? Licelli le parfait de chanter avec Sandro Botticelli : Sandro Filipepi Botticelli dit Botticelli, est un peintre florentin né en 1445, il est l’un des plus célèbres peintres de la Renaissance italienne. Avec lui la peinture parvient à rendre visible la beauté idéale et se montre aussi capable d’exprimer les sentiments les plus subtils.

Les couleurs délicates et brillantes de Botticelli, son goût pour la netteté des contours, son usage calligraphique des lignes, de même que son idéal de beauté féminin confèrent à ses œuvres un caractère exceptionnel. Composition de l’œuvre. Lignes de force Le peintre a choisi ici une composition tripartite (en 3 parties). Les lignes de force du tableau permettent d’isoler chacun des trois groupes de personnages : les vents / Vénus / la nymphe. Vénus est située au centre, elle est donc au cœur de la toile et occupe une position stratégique, elle est par la composition même de l’œuvre déjà mise en évidence.

D’ailleurs, la ligne d’horizon qui se dessine à l’arrière-plan vient elle aussi confirmer l’importance de la déesse puisqu’une fois prolongée celle-ci traverse Vénus en son nombril, indiquant l? ussi la prédominance du personnage féminin dans le tableau : Ainsi, la composition parfaitement régulière de ce tableau (une fos toutes les lignes de force tracées) participe à son esthétisme : La Lumière Ici le recourt à la lumière blanche dans laquelle semble baigner Vénus souligne encore le caractère divin de la femme.

Vénus est comme entourée d’un halo clair et lumineux reflété par les eaux à l’arrière-plan et qui fait écho à la blancheur de son teint et de la conque. La femme devient donc ici symbole de pureté et de candeur, le recourt à la lumière souligne l’innocence de la jeune emme et contribue à la mettre en valeur au sein de l’œuvre. Les couleurs Le bleu et le blanc sont les couleurs dominantes dans ce tableau, en effet ces couleurs pures semblent propices à souligner le calme et la douceur du paysage, mais aussi la pureté et la virginité du personnage clé.

Tout l’arrière-plan, douceur du paysage, mais aussi la pureté et la virginité du personnage clé. Tout l’arrière-plan, composé de la mer et du ciel, est baigné de bleu et laisse donc émerger les trois groupes de personnages : les personnages ailés (l’homme ayant d’ailleurs le teint plus foncé), Vénus au teint diaphane, la nymphe aux êtements blancs : Aux voiles bleu et bronze des personnages ailés à gauche répondent les tissus de couleur pourpre et blanc de la nymphe située à droite et des notes plus foncées se dessinent au dessus (les ailes et le feuillage).

Au dessous de la déesse (l’ombre sur l’onde et la terre), et les chevelures de tous les personnages féminlns sont unies par la même blondeur. Là encore, la couleur structure la toile et participe à la mise en valeur du personnage de Vénus : Analyse du tableau : Le paysage Bottlcelli met icl en scène quatre éléments qui accompagnent la naissance de la déesse. L’eau: Conformément au mythe Vénus déesse de l’amour et de la beauté (Aphrodite en Grec) naît de la mer où les organes génitaux de son père, Ouranos, mutilé par son fils Cronos, sont tombés.

Ici l’horizon parfaitement dégagé et les eaux calmes et claires parsemées de légères ondées donnent une impression de calme et de plénitude. Rien ne vient troubler ce paysage apaisé, pas même la naissance de la déesse qui flotte au-dessus de l’écume (aphros) sur son coquillage. La terre : À la droite du tableau se dessine un paysage terrest son coquillage. La terre : À la droite du tableau se dessine un paysage terrestre égétal et luxuriant. En effet, la nymphe accueille Vénus sur le rivage. s côtes se profilent au bord de l’eau et les arbres parfaitement rectilignes font écho à la multitude de fleurs disséminées dans le tableau. Ce paysage terrestre est donc riche, prospère et accueillant, la nature elle-même semble disposée ? souhaiter la bienvenue à la déesse. Le ciel : Ici le ciel lumineux et bleu participe à cette impression de calme et de volupté, sans la ligne d’horizon il semble se confondre avec les flots. C’est un cadre serein, propice à la naissance d’une femme d’exception.

Le vent : Personnifié par les personnages à gauche du tableau (voir analyse des personnages), le vent est également présent par le léger souffle qui vient caresser le visage de la déesse et faire onduler sa chevelure. Ainsi, le paysage contribue à souligner la beauté naturelle et divine de la femme, Vénus est accueillie à bras ouvert par la nature tout entière qui semble mettre tout en œuvre pour célébrer la naissance de la déesse. Analyse des personnages : Vénus : Au cœur de l’œuvre Vénus est un idéal de beauté, l’incarnation parfaite de la douceur et de la virginité, l’image même de la volupté.

La déesse de [‘Amour et de la Beauté personnifie ici la femme parfaite, pure et idéale (le modèle était d’ailleurs considéré comme l’une des plus belles femmes de son époqu PAGF et idéale (le modèle était d’ailleurs considéré comme l’une des plus belles femmes de son époque) selon les critères de beauté du 15ème siècle. Vénus est en effet nue et voluptueuse, ses formes et ses courbes sont généreuses, son abdomen est généreux tout comme ses hanches et ses cuisses, son teint pâle et ses cheveux longs blonds vénitiens soulignent sa candeur et son innocence.

C’est l’incarnation de la femme parfaite de la Renaissance. Sa posture elle aussi participe à cet idéal, le personnage est comme en équilibre, posé délicatement sur un coquillage géant, elle se penche délicatement vers la droite, le pied droit légèrement incliné et la tête courbée avec douceur, le tout donnant une impression de légèreté sublime. La femme est ici sereine et délicate, consciente de sa nudité, elle tente de cacher délicatement ses seins de son bras droit et masque pudiquement son sexe avec sa chevelure et sa main gauche.

D’ailleurs on peut remarquer une sorte d’évolution de la gauche vers la droite du tableau. En effet, les dieux des vents sont eux dépourvus de vêtements (le voile bleu ici n’a pas pour principal fonction de couvrir la nudité des dieux) alors que la nymphe est complétement vêtue d’une grande robe qui recouvre ses bras et ses jambes. C’est comme si Vénus, au milieu de ces deux personnages, prenait conscience qu’elle quitte le monde divin pour gagner celui des vivants, des hommes. Le coquillage sur lequel elle repose évoque quant à lui par sa forme le se des vivants, des hommes.

Le coquillage sur lequel elle repose évoque quant à lui par sa forme le sexe féminin qui en fait ici un symbole de virginité. La femme est donc ici innocente et pudique, sa nudité est empreinte de douceur à l’image même de l’idéal féminin de l’époque. D’ailleurs, la beauté de Vénus est telle que les défauts dont pourtant son corps est empreint passent totalement inaperçus. En effet, ses épaules basses tombent étrangement, ses bras semblent beaucoup trop longs et son coup paraît lui aussi disproportionné.

Les divinités des vents . Deux personnages ailés à la gauche de la toile poussent délicatement Vénus sur le rivage, il s’agit de Zéphyr et Chloris, deux divinités des vents qui volent aux côtés de la déesse et oufflent sur elle avec douceur ce qui marque un mouvement vers la droite du tableau. Ici l’air peut être assimilé à une volonté divine. Zéphyr est le seul personnage masculin du tableau, drapé dans un voile bleu il porte dans ses bras Chloris.

Mais, le personnage masculin laisse toute sa place à la déesse, pièce maitresse du tableau, en effet il est svelte et fin, aucune imposante musculature ne vient troubler [‘équilibre de beauté imposé par Vénus. Chloris, elle aussi drapée dans un drap ondulant couleur bronze se fait discrète, bien que nu son corps est dissimulé par le voile t Zéphyr, son visage est quelconque, sa bouche ouverte laisse s’échapper un souffle, ses cheveux longs et ondulants sont masqués en partie bouche ouverte laisse s’échapper un souffle, ses cheveux longs et ondulants sont masqués en partie par Zéphyr et ses ailes.

C’est comme si Botticelli avait voulu ternir la beauté de Chloris au profit de celle de Vénus. Ainsi, après la nature ce sont les dieux eux-mêmes qui célèbrent et accompagnent la beauté de cette femme exceptionnelle, une pluie de roses descendue des cieux et poussée par les vents accompagne également la naissance de la femme (selon Anachréon, poète grec, un buisson de roses aurait jailli de terre lorsque Vénus posa le pied sur le rivage pour la première fois), l? encore la beauté de Vénus en véritable cadeau du ciel est fêtée avec douceur.

Ou comment donner à l’élément air toute la pulssance et la volonté divine. La nymphe : La déesse est accueillie chaleureusement par une nymphe située à droite de la toile, ce personnage féminin représente probablement rune des Heures (filles de Zeus et Thémis) incarnant ici la divinité du printemps comme le laisse à penser son vêtement riche et ondulant imprimé de motifs floraux, de iserés de feuilles et d’une ceinture végétale. Ce peut être aussi l’une des trois Grâces qui accompagnaient la déesse et faisaient partie de sa suite.

Le voile dont elle veut couvrir Vénus est lui aussi parsemé de fleurs, déployé à bras ouverts il est comme le linge avec lequel on veut envelopper le nouveau-né pour le protéger et le réchauffer. Poussés par les flots et les dieux Vénus est confiée à la nymph pour le protéger et le réchauffer. Poussés par les flots et les dieux Vénus est confiée à la nymphe, délicatement posée sur la terre des mortels et accueillie avec douceur. L’accent est mis Ici sur les vêtements de la nymphe, symbolisant par leurs motifs le printemps, saison à laquelle Vénus faisait revenir la beauté et l’amour après les rigueurs de rhiver.

En effet là encore le corps de la déesse et sa probable beauté sont eux aussi complètement occultés par les tissus bouffants gonflés par le vent. Ses cheveux sont comme ceux de la déesse longs, blonds et ondulants mais la nymphe est peinte de profil, son visage est masqué et de son corps Botticelli ne laisse apercevoir que son cou, ses mains, et ses pieds nus. Place est donc faite à Vénus éritable reine de beauté divine qui arrive sur terre.

Conclusion L’œuvre de Botticelli est une véritable célébration de la femme, un hymne de la beauté pure et de la douceur, cela est dû en grande partie par la façon dont est mis en scène le corps dans le tableau. La naissance de Vénus incarne avec brio les codes de beauté de la Renaissance et laisse au maître tout le soin d’exprimer son talent. D’allleurs, si Arthur Rimbaud se permet de parodier la célébrissime Vénus de Botticelli et d’en faire un modèle de laideur dans son poème Vénus Anadyomène c’est bien parce qu’il reconnait tout d’abord son extraordinaire beauté.