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Tiziano Vecellio ou Tiziano Vecelli ou Tiziano da Cadorl, plus communément appelé Titien ou le Titien en français, né vers 1488 à Pieve di Cadore (province de Belluno, Vénétie), mort le 27 août2 1576 à Venise, est un peintre de l’école vénitienne, auteur d’une importante œuvre picturale. II est considéré comme un des plus grands portraitistes de cette époque, notamment grâce à son habileté à faire ressortir les traits de caractère des personnages. ? Il libère aussi la peinture des contraintes de la ligne et de la forme où elle était emprisonnée depuis le Moyen Âge finissant, et cela our donner tout pouvoir à la couleur3. » « Le Titien alliait la grandeur et le côté terrible de Michel-Ange à la grâce et élégance de OF p g — Ludovico Dolce Sommaire [masquer 1 Biographie 2 L’héritage giorgionesque 3 La période maniériste 4 La dernière période 4. 1 Matière picturale et effets de peinture 4. 2 Faux ? 5 Divers 5. 1 Influences propres à la nature 5. La recherche de nouveaux tableaux du Titien 5. 3 L Iart du portrait et de la figure 5. 4 Chronologie des Œuvres 6 Notes et références 7 Voir aussi 7. 1 Bibliographie 7. 2 Articles connexes elles de capitaine de la milice, et d’inspecteur des mines. On ne sait pas quelle éducation il a reçue : il ne connaissait probablement pas le latin, langue très importante à l’époque, et la majeure partie des lettres qui nous sont parvenues ont été écrites pour son compte par d’autres personnes.

Tiziana s’est initié à la peinture en même temps que son frère Francesco. es deux sont envoyés à Venise, vers l’âge de 9 ou 10 ans, pour étudier l’art. Ils commencent dans l’atelier de Sebastiano Zuccato, un artiste en mosaïque. Après quatre ou cinq ans, Titien entre ans l’atelier du peintre Gentile Bellini, puis de son frère Giovanni Bellini, à cette époque l’artiste le plus réputé de Venise. Cest l? qu’il fait la connaissance de Giorgio da Castelfranco, connu sous le nom de Giorgione.

Ils deviennent amis et associés, et en 1508 travaillent ensemble aux fresques extérieures du Fontego dei Tedeschi5. Deux ans plus tard, Giorgione meurt de la peste et il est probable que de nombreux tableaux de Giorgione, inachevés, aient été terminés par Titiena. De 1508 à 1568, Titien pratique aussi la gravure sur bois. Certains ont même pensé qu’il a participé ? ‘élaboration de la Fabrica, un gros volume in-folio de 663 pages, qui contient plus de 300 figures anatomiques, gravées sur bois. Mais, rien n’a jamais été prouvé7.

Titien peint trois fresques pour la Scuola di Sant’Antonio ? Padoue, ville où il se rend en 1511. En 1516, à la mort de Giovani Bellini, il est nommé à sa suite peintre officiel de la Républ 20F 13 1516, à la mort de Giovani Bellini, il est nommé à sa suite peintre officiel de la République de Venise et établit un atelier sur le Grand Canal à San Samuele. De nombreux artistes contemporains y passèrent, dont Tintoret et Le Greco. L’Assomption de la Vierge , 1516-18 Égl’se Santa Maria Gloriosa dei Frari.

Dans L Assomption de la Vierge , commandée pour le maître- autel de l’église Santa Maria Gloriosa dei Frari en 1516 et installée en 151 8, Titien élimine toutes les traditionneles références iconographiques à la mort et invente la glorieuse montée au ciel de Marie dans le sillage de la théologie franciscaine contemporaineB. Cette solution deviendra dès lors la composition de référence dans tout le monde chrétien. En 1520, il exécute une importante commande pour la décoration du Palais des Doges,

La Bataille de Cadore (grande fresque qui sera détruite lors d’un incendie en 1577) et trois peintures de scènes mythologiques pour Alphonse Ier d’Este. II est également chargé de faire tous les portraits des doges successifs, jusqu’en 1555 où la tâche incombe à Tintoret. Il a également de nombreuses commandes pour les notables vénitiens et les églises de la cité. Trois ans plus tard, pendant un voyage à Ferrare, il fait la connaissance de Frédéric Il Gonzague, marquis de Mantoue dont il fait le portrait et pour qui il travaille durant plus de 10 ans, décorant le château de Ferrare de fresques mythologiques.

Fin 1522, il se rend à Mantoue, où il rencontre le marquis Federico Gonzaga qui lui command 30F 13 mythologiques. Fin 1522, il se rend à Mantoue, où il rencontre le marquis Federico Gonzaga qui lui commande près d’une quarantaine de tableaux, et se lie d’amitié avec l’Arétin et Sansovino, réfugiés à Venise après le sac de Rome. En 1525, il épouse Cecilia Soldano, fille d’un barbier, qui lui a déj? donné deux fils : Pomponio en 1523 et Orazio, juste avant le mariage. En 1530 sa femme met au monde une fille (Lavinia) et meurt quelques mois plus tard.

On ne sait s’il se remaria, mais n tout cas les années 1530 sont pour Titien celles d’un nouveau canon féminin, plus menu comme dans La Bella (Florence, palais Pitti), Marie-Madeleine (v. 1533) (Florence, palais Pitti) ou La Vénus dlJrbin (Florence, musée de la Galerie des Offices). Cette dernière œuvre, réalisée pour Guidobaldo della Rovere en 1 538 s’inspire de la Vénus endormie de Giorgione en représentant une femme nue (Vénus ? une courtisane ? une jeune épouse ? ) sur un lit dans une pièce et éveillée. ?uvre emblématique de sa carrière, elle est le prototype du nu féminin couché en intérieur pour la peinture uropéenne dont Édouard Manet s’inspirera pour son Olympia9. Dans cette même année 1 530, il rencontre Charles V à l’occasion d’un voyage de l’empereur en Italie, par l’intermédiaire du marquis de Mantoue. Trois ans plus tard, Charles V lui accorde le titre de Conte Palatino et Cavaliere dello Sperone d’Oro, un honneur sans précédent pour un peintre. II peindra une série de portraits des proches de l’empereur. En 1545 il se rend à R 4 3 une série de portraits des proches de l’empereur.

En 1545 il se rend à Rome à l’invitation du pape Paul Ill. Le 16 mars il obtient la citoyenneté romaine, et rentre à Venise. La confrontation directe avec les œuvres de Michel-Ange Influe énormément sur sa carrière, qui connaît alors une « crise maniériste h, marquée par des compositions plus hardies et un coloris aux forts effets de contraste. En 1 548 il se rend à Augsbourg où se tient la Diète du Saint- Empire, présidée par Charles Quint, occasion pour lui de peindre de nombreux portraits de notables et de l’empereur lui- même.

Puis il commence à travailler à sa série de Poésie pour le roi Philippe Il. Ces peintures représentent des nus féminins mythologiques, telles Danaé, Vénus et Adonis ou Diane et Actéon, t elles inaugurent la dernière phase de Titien, caractérisée par une touche beaucoup moins graphique et plus libre, où les toiles achevées laissent même voir l’action du pinceau sur la toile; on dit même que Titien aurait peint avec ses doigts certains de ses tableaux à la fin de sa vie. Il est élu avec Andrea Palladio et Jacopo Tintoretto à l’Académie du dessin de Florence en 1566.

Son dernier tableau connu est une Pietà, qu’il destinait à orner son tombeau : inachevée à sa mort, l’œuvre sera terminée par Palma il Giovane. Il meurt le 27 août 1 576, peut-être de la peste, plus probablement de vieillesse. Il est enterré dans l’église Santa Maria dei Frari ? Venise. Le Concert champêtre Musée du Louvre L’héritage giorgionesque[modifie 3 dei Frari à Venise. L’héritage giorgionesque[modifier I modifier le code] Bien que Titien ait commencé son apprentissage chez Sebastiano Zuccato et chez les Bellini, il a ensuite effectué un séjour dans l’atelier de Giorgione.

Vasari écrit : « À ses débuts, quand il commença à peindre dans la manière de Giorgione, à dix-huit ans à peine, il fit le portrait d’un gentilhomme de la famille Barbarigo, son ami… on le jugea si bien peint et avec tant d’habileté que, i Titien n’y avait mis son nom dans une ombre, on l’aurait pris pour une œuvre de Giorgione. »10 » En 1 508, il peint la décoration à fresque du Fondaco dei Tedeschi avec Giorgione. Son style dramatique, semble déjà se distinguer consciemment du maître.

Dans le cycle des fresques de la Scuola del Santo de Padoue peint en 1510 et 1511, On retrouve cependant l’aspect fondu de Giorgione et du Corrège sur les chairs délicates et sans contours et les paysages vaporeux avec lesquels elles fusionnent volontiers, ainsi que dans les matières veloutées. Les nus, si on les compare avec ceux de Giorgione, sont quand- ême plus francs car privés du halo mystérieux qui enveloppe les figures de ce peintre. Chez Titien, la lumière sert à intensifier les couleurs qui, elles, sont chargées de fondre personnage et environnement.

Après la mort de Giorgione en 1510, des témoignages de contemporains laissent entendre une intervention de Titien dans l’achèvement de la Vénus endormie. Certains critiques pensent qu’il est aussi 6 3 intervention de Titien dans l’achèvement de la Vénus endormie. Certains critiques pensent qu’il est aussi intervenu dans Le Concert champêtrel 1. Ce concert musical est un thème venu e l’humanisme de la première Renaissance ; la musique est assimilée à l’harmonie universelle. L’Homme ny joue que sa propre partition, au milieu de la nature exubérante.

La composition est assez mystérieuse : une femme à gauche puise de l’eau dans une carafe en verre, deux hommes se concertent, l’un jouant de la mandoline, une femme nue de dos souffle dans une tige percée. Derrière, un berger s’occupe de ses moutons, dans un plan encore davantage reculé se tient une bâtisse, et au loin, des montagnes reprennent l’idée d’une représentation de la totalité du monde en perspective atmosphérique telle que La Vierge aux rochers (1483) de Léonard de Vinci.

Toujours est-il que dans ses premières années, Titien est énormément influencé par le pouvoir d’évocation de Giorgione. Goethe dit de lui quand il évoque son travail sur les fresques de l’école de Saint-Antoine de Padoue où il réalise ses premières œuvres indépendantes : Ily a là, écrit le poète, une vérité surprenante, capable de tout exprimer »12. ca Vénus d’Urbin, 1538 Musée des Offices, Florence. Titien entame ensuite une période de peinture mythologique. Pour le cabinet de travail d’ Alphonse Ier d’Este il réalise Offrande ? Vénus, Bacchanale du Prado et Bacchus et Ariane.

Le peintre y prouve sa capacité à faire revivre les mythes antiques et dy adhérer en Le peintre y prouve sa capacité à faire revivre les mythes antiques et d’y adhérer en imagination. Il utilise comme sources littéraires Philostrate, Ovide, Catulle, ne recherchant, cependant, nullement l’érudition humaniste, mais plutôt le moyen d’évoquer le monde antique selon une tonalité plus dionysiaque. En 1526, il traite de manière triomphaliste un thème religieux la Pala Pesar013. La Vierge se trouve déplacée à droite..

Cette manière randiose n’empêche pas l’artiste de peindre dans le même temps des tableaux plus intimistes comme la Vierge au Lapin ou la Déposition 14. La Vénus d’Urbin de 1538 révèle encore une fois au spectateur la capacité de Titien à représenter une réalité concrète, un moment et un climat particuliers. Avec une série de portraits, la Vénus durbin marque la fin du naturel « olympien La période maniériste[modifier modifier le code] carn et Abel, 1542-1544 Basilique Santa Maria della Salute En 1527, l’Arétin et Sansovino s’établissent à Venise.

Titien contracte avec eux des liens d’amitié qui l’aident sans doute ? uivre les développements du maniérisme, très en vogue en Italie centrale. Les Portraits des Césars sont exécutés à cette époque pour le palais ducal de Mantoue. Même s’ils sont aujourd’hui perdus, ils sont connus par des copies ou des estampes. Ils permettent de comprendre la nouveauté du style de Titien, sous l’influence du maniérisme de Giulio Romano- Il peint ensuite les plafonds de la basilique Santa Maria della Salute de Venise.

Les personnages sont r B3 peint ensuite les plafonds de la basilique Santa Maria della Salute de Venise. Les personnages sont reliés entre eux par des ouvements violents et baignent dans une lumière chaude et mobile. La critique moderne donne une grande importance au travail maniériste de Titien. Il y quitte la vision sereine, naturaliste de son œuvre de jeunesse, pour inaugurer des procédés plus libres dans l’imagination des figures, la création d’un climat dramatique, avec un chromatisme plus expressif.

Alors qu’il séjourne à Rome (1545-1546), les intrigues de pouvoir de la cour pontificale lui inspirent un autre chef-d’œuvre, le Portrait de Paul III avec ses neveux. Le portrait de groupe qui permet à Titien de chercher ? ivaliser avec Raphaël, est inachevé sans qu’on sache vraiment très bien pourquoi. Le pape est assis, vieilli. Titien cherche plus à montrer le caractère du vieillard qu’à montrer la majesté de sa fonction pontificale. Son neveu, le cardinal Alexandre Farnese est assis à l’arrière plan et semble le principal instigateur des décisions de son oncle. ? droite, Horace Farnese s’incline devant son oncle, lui faisant une demande. Dans Charles Quint à la bataille de Mühlberg peint en 1548, Titien transforme son sujet en un symbole héraldique, mais il le montre aussi comme un despote usé. Cette toile, réalisée peu avant l’abdication de Charles Quint témoigne d’un sens aigu de l’analysel 2. Le tableau, Cain et Abel, porte sur un sujet biblique : le meurtre d’Abel par son frère Caïn. Œuvre de la pleine maturité sur un sujet biblique : le meurtre d’Abel par son frère Caïn. ?uvre de la pleine maturité de Titien il a été peint après son retour de Rome, où il a été influencé par Michel-Ange pour les formes, l’impétuosité des mouvements, la force des couleurs. Il montre dans le même temps une sensibilité complètement autonome pour l’espace, loin de la conception du maniérisme toscano- omain. Au premier plan Abel, personnage biblique et fils d’Adam et Ève, est renversé par son frère, la tête ensanglantée. Son bras droit est légèrement fléchi, comme pour parer sa chute inévitable.

De sa main gauche il semble implorer son meurtrier de l’épargner tout en cherchant désespérément à se raccrocher à la vie. Son simple vêtement de bête dévoile sa musculature impressionnante. Le second plan nous fait découvrir le meurtrier, tendu par la violence de son geste, brandissant un bâton au- dessus de sa tête pour l’assener sur son frère. Tandis que sa ambe gauche est solidement campée sur le sol, son autre pied repousse brutalement sa victime, révélant aussi des muscles saillants.

Le dernier plan représente le ciel, tourmenté, aux nuées noires menaçantes. L’endroit ou se dirige naturellement notre regard se trouve au centre même de la composition. C’est le pied de Caïn qui repousse son frère. Ce point de lutte est marqué par des diagonales, la « géométrie secrète », qui se dessine respectivement : du coin haut-gauche, se prolonge dans les nuages et s’achève par la jambe droite de Cain débute par l’épaule de Cai’n, suit le mo 0 3