CIVISME

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p g SOURCES www. wikipedia. fr www. ruepublique. fr INTRODUCTION e civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont notamment sa loi. Ce terme s’applique dans le cadre d’un rapport à l’institution représentant la collectivité : il s’agit donc du respect de la « chose I) LE FONDEMENT DU CIVISME Civisme et moralité pure. Il serait en effet tentant de faire du civisme une obligation de la moralité pure. Si l’on y parvenait, l’anticivisme se changerait en incivisme de la pensée, c’est- ?-dire, encore que les termes jurent entre eux, en une faute purement théorique.

Kant a pourtant voulu fonder un devoir de servir la société politique. On sait que, contre Wolff, Kant refuse d’enfermer le droit dans la morale, puisque le droit produit une législation extérieure, n’examine pas le rapport de l’arbitre au souhait, enfin ne traite que du rapport formel de deux arbitres respectifs (Doctrine du droit, p. 104). Mais en même temps, contre Thomasius, Kant ne tranche pas entre le droit et l’éthique : ‘est en vertu de la réciprocité générale qui règne dans la cité des fins que le droit doit exister.

Seulement le droit implique la faculté de contraindre ( pp. 105-106), ce qui confère une importance majeure à la société politique, l’État, et à son pouvoir de commander : l’État apparait comme la seule puissance capable d’amener les hommes, au moins partiellement, de l’état de nature à l’état civil et rationnel ( pp. 194-195). Il suit de là que le respect dû à l’État et au groupe politique, malgré sa spécificité, demeure n essence de même nature que le respect dû à la loi morale. C’est englober le civisme dans la moralité.

Cela a bien été relevé par Hermann Cohen qui n’y voit pas un progrès : la moralité ne résout pas les problèmes posés par le droit ; bien au contraire, le droit politique et le zèle pour l’État, distincts dans leur spécificité, posent un problème à l’intérieur de la morale. D’une manière générale, on peut alléguer que Kant parle d’une société idéa 2 OF s l’intérieur de la morale. D’une manière générale, on peut alléguer ue Kant parle d’une société idéale, qui suppose un état civil parfait.

Or cela n’est pas réalisé dans la pratique puisque les puissances demeurent entre elles dans l’état de nature, qui ne saurait que par accident se conformer à la moralité. De plus, les États où vivent les hommes Il) THEORISER LE CIVISME : une tâche difficile ‘échec d’un grand esprit est toujours exemplaire. En réalité, personne ne s’est jamais demandé quelle serait la nature de la représentation que nous nommons civisme. « Civisme » ne peut signifier un concept scientifique.

En effet, e retrait individuel postulé par la société démocratico-libérale ne constitue qu’une condition nécessaire et non suffisante de l’apparition d’un civisme. On peut juger avec les anarchistes que l’anomie politique tend à s’étendre et à détruire tout contrôle étatique, mais aussi bien qu’une réintégration est possible et souhaitable. On ne constate rien dans l’histoire qui contrôle le premier terme de la disjonction. Le second enveloppe un jugement de valeur, non scientifique, que la littérature parénétique de Georges Bastide admet pour s’en nourrir, mais ans le justifier. ? Civisme » ne signifie pas une idée morale. En effet, le civisme n’est pas une valeur ; il pourrait consister dans la mise en œuvre d’une valeur, c’est-à-dire être une vertu. Posons le contrat social qui apporte à Ihomme son humanité même : « Ce passage de l’état de nature à l’état civil produit dans l’homme un changement très remarquable en substituant dans sa conduite la justice à l’instinct, et donnant à ses actions la moralité qui leur manquait auparavant ; il devrait bénir sans ces 3 OF s