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INTRODUCTION Les hommes ont toujours prélevé dans la nature les ressources naturelles pour leurs besoins quotidiens. Depuis, l’avènement de l’industrialisation et de la société de grande consommation, cette situation a considérablement évoluée vers une destruction massive de la nature et le gaspillage des ressources naturelles. Les mers sont riches en ressources précieuses.

Mais beaucoup de ces ressources sont limitées et nécessitent une gestion durable. 1- La pêche industrielle en mer Chaque année, environ 90 millions de tonnes de poissons sont pêchées dans le monde, fournissant de loin la principale o View neKtÇEge source de protéines L’industrie de la pêch qui or 8 personnes dans le se et de la production a d’emploi. Alors que I mation humaine. millions de pêche de capture mportante source a été quasiment multipliée par cinq au cours des 50 dernieres années, sa production avoisinant les go millions de tonnes à la fin des années 90, on a désormais atteint un palier relatif. Cette stagnation est due au fait que la plupart des zones de pêche dans le monde ont déjà atteint leur capacité maximale de prise. Etant donné qu’environ 50 % des stocks de poissons sont exploités u maximum et que 25 % sont surexploités, une augmentation sensible des captures est fortement improbable.

L’augmentation de la production mondiale de poissons marins observee ces dernières années, qui tourne autou Swipe to vlew next page autour de 20 millions de tonnes par an, est à attribuer en grande partie à l’aquaculture marine. En fait, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit que d’ici à 2030, l’aquaculture dominera le marché du poisson et que moins de la moitié des poissons consommés proviendront de la pêche de capture.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette brutale iminution des stocks de poissons qui ne laisse d’inquiéter,’ il y a lieu de citer notamment l’augmentation spectaculaire de la taille et de la capacité des flottes de pêche dans le monde; la prévalence de la pêche illégale, clandestine et non réglementée en haute mer ou à l’intérieur de zones économiques exclusives; le choix peu judicieux des matériels de pêche, qui entraîne souvent des prises accessolres et des rejets importants, les pratiques de pêche nocives qui peuvent conduire à la destruction dhabitats critiques; et divers facteurs environnementaux, tels que la pollution d’origine terrestre. La responsabilité d’assurer la pérennité des stocks de poissons à l’intérieur des zones économiques de 200 milles marins incombe, conformément ? la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, aux Etats côtiers, dont la juridiction s’applique à environ 90 % des activités de pêche dans le monde. Ces 20 dernières années, la Convention, de même qu’un certain nombre d’instruments internationaux complémentaires et d’accords librement conclus, ont utilement servi à appeler l’attention sur la notion d’une pêche responsable. Il reste néanmoins beaucoup à faire car un grand nombre d’Etats ne dis êche responsable.

Il reste néanmoins beaucoup à faire car un grand nombre dE-tats ne disposent pas des moyens de police nécessaires pour assurer le respect des mesures de conservation et de gestlon qu’ils ont adoptées. a) Au plan socioéconomique Au plan socioéconomique l’effondrement rapide des stocks a privé certains états comme Sénégal et biens des communautés locales de ressources financières. On a ainsi, constaté dans certains cas un exode massif des populations vers les villes et l’amplification du phénomène de l’immigration.. Cet effondrement des stocks est aussi à l’origine de nombreux conflits. Au niveau local, il oppose les pêcheurs industriels aux pêcheurs artisanaux.

Par exemple, les coups de feu sont fréquents dans les conflits qui opposent les différentes communautés de pêcheurs dans le sud et le sud-est de l’Asie. En juin 1999 les pêcheurs artisanaux, à côté d’un port de Trivandrum, dans l’état indien de Kerala ont mis le feu à 14 chalutiers, saisis 4 autres et pris un capitaine en otage . Au niveau international, il s’agit de conflits entre les flottes de différents pays. On a ainsi assisté à de nombreux affrontements dont la plus médiatisée est sans doute la « guerre de la morue ? qui a opposé pêcheurs espagnoles et canadiens au début des années 90. Mais les désaccords les plus criants portent sur les zones de pêche .

Dix ans plutôt , lors d’une dispute qui avait tourné au vinaigre, un navire danois avait pénétré délibérémen plutôt , lors d’une dispute qui avait tourné au vinaigre, un navire danois avait pénétré délibérément dans les eaux territoriales du royaume uni pour y capturer une espèces protégée , au risque de se faire arraisonner par la marine britannique *Certaines dlsputes ont même retentit dans les couloirs de l’organisation mondiale u commerce comme le montre la récente tentative des états unis de faire interdire l’importation de crevettes et de thons en provenance de pays autorisant des techniques de pêche fatales aux dauphins et aux tortues de mer. b) Les solutions . Afin d’enrayer la baisse des stocks de poissons dans le monde, un effort concerté s’impose pour améliorer la gestion globale de la pêche en mer. Les Etats doivent adopter de nouvelles polltiques de pêche plus efficaces et veiller à ce que les règlements existants soient rigoureusement appliqués.

Il importe de prendre notamment les mesures suivantes : Établissement de données précises sur l’état des stocks de poissons et des flottes de pêche, pour permettrede mieux contrôler et analyser la gestion des pêcheries; * Révision de la taille des flottes de pêche pour les rendre compatibles avec une exploitation durable desstocks de poissons et éviter la surpêche; * Réduction des prises accessoires et des rejets grâce ? l’imposition de matériels de pêche adaptés; * Protection des habitats de poissons et prise en considération des écosystèmes dans le cadre de la gestion des pêcheries; * Mise en place d’un système crédible de suivi, de contrôle, de surveilla PAGF