EXPOSE

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L’intellectuel est une figure contemporaine distincte de celle plus ancienne du philosophe qui mène sa réflexion dans un cadre conceptuel. Selon les historiens Pascal Ory et Jean-François Sirinelli, un ntellectuel est « un homme du culturel, créateur ou médiateur, mis en situation d’homme du politique, producteur ou consommateur d’idéologie2 Sui # to page Le terme « intellectu récente ; il serait dire Toutefois quelques a antérieures. 4 5 e mot a été adopté p g e d’apparition eyfus en France. nce d’occurrences erdinand Brunetière7, qui, dans leurs écrits anti-dreyfusards, entendaient dénoncer l’engagement d’écrivains comme Émile Zola,Octave Mirbeau ou Anatole France en faveur de Dreyfus, et sur un terrain – les affaires militaires et l’espionnage – qui leur était étranger.

La connotation péjorative initiale (l’intellectuel comme penseur réfugié dans l’abstraction, perdant de vue la réalité et traitant de sujets qu’il ne connaît pas bien) a ensuite très largement disparu, au profit d’une image positive d’hommes, appartenant certes des professions intell intellectuelles, mais avant tout soucieux de défendre des causes justes, fût-ce à leurs risques et périls.

L’intellectuel n’est pas nécessairement un philosophe ou un écrivain, et sa définition n’a rien de sociologique. Il s’agit de toute personne qui, du fait de sa position sociale, dispose ‘une forme d’autorité et la met à profit pour persuader, proposer, débattre, permettre à l’esprit critique de s’émanciper des représentations sociales.

Si l’on suit cette définition, l’intellectuel n’est pas une « institution » récente : dès la Grèce antique des rhéteurs comme Gorgias ou Protagoras s’inscrivent dans cette démarche passionnelle de l’esprit. Mais, depuis l’Affaire Dreyfus, le mot d’intellectuel est utilisé plus précisément pour désigner quelqu un qui s’engage dans la sphère publique pour défendre des valeurs. Dans la continuité de Voltaire défendant Calas8, c’est Émile Zola et Octave

Mirbeau s’engageant pour le capitaine Dreyfus, c’est Jean-Paul Sartre et Pierre Vidal-Naquet dénonçant latorture en Algérie, c’est Michel Foucault bataillant pour les droits des prisonniers et Pierre Bourdieu pour ceux des chômeurs, ou encore Noam Chomsky lorsqu’il stigmatise lapolitique étrangère des États-Unis la politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d’une société organisée et développée ; plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement méthodique, théorique et pratique) d’unecommunauté, d’une société, d’un groupe social. La politique porte sur les actions, l’éq 2 OF s d’unecommunauté, dune société, d’un groupe social.

La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d’autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme dindividualités et/ ou de multiplicités. C’est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s’élargissent à tous les domaines ‘une société (économie, droit, sociologie, et cetera) ; dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d’art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir. a politique est le plus souvent assortie d’un épithète qui détermine sa définition : on va parler de stratégie politiquel par exemple pour expliquer comment elle se situe dans une erception combinatoire et planifiée de nature à lui faire atteindre ses objectifs. Selon Georges Balandier, l’anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant Ihomme sous la forme de l’homo politicus et recherchant les propriétés communes toutes les organisations politiques reconnues dans leur diversité historique et géographique »2. Les anthropologues ont distingué quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique étatique3. 1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades.

Du fait de leur taille réduite (guère pl 3 OF s aille réduite (guère plus d’une centaine d’individus), et de leur mobilité, ces bandes n’éprouveraient nul besoin d’instituer des autorités politiques permanentes. 2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les ainés possèdent une légitimité particulière, qui les rend aptes dénouer un conflit. 3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs atériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et n’est pas transmissible héréditairement. 4. Les sociétés à chefferies.

Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l’étendue reste cependant variable. L’existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette caution. 1) intellectuel Le mot intellectuel se définit généralement comme ce qui appartient à l’intelligence, à l’activité de l’esprit. un intellectuel est une personne qui, dans sa manière de faire, de penser, ‘agir, concilie le bon sens, l’éthique, la vérité, la probité et l’humilité. L’intellectuel est celui qui agit de façon désintéressée mais aussi celui qui de par ses activités participe à l’émergence des idées innovantes et à la production des savoirs pratiques et théoriques .

Cette proposition de définition suppose que la personne intel 4 OF S pratiques et théoriques . Cette proposition de définition suppose que la personne intellectuelle, agit ou doit toujours agir de la même manière, quelle que soit la situation dans laquelle s’opèrent ses actions, dans le respect des valeurs auxquelles il roit et qui structurent sa personnalité et son statut d’intellectuel. Ce qui peut supposer aussi qu’un bon intellectuel agira toujours en prenant fait et cause pour la justesse de ses actions et l’utilité des celles-ci dans la mission qui lui est confiée et militera dans l’intérêt collectif. 2) politique La politique est la manière de gourverner un pays et de mener les relations avec les autres pays. a politique en son sens plus large, celui de civilité, indique le cadre général dune société organisée et développée; plus précisément, la politique renvoie (méthodique, théorique et pratique) d’une communauté, une société, d’un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d’autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités. dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux different partis politiques auxquels ils peuvent appartenir.