A quoi bon philosopher?

1) A) La connaissance de soi est le savoir qu’une personne acquiert sur elle-même, en termes psychologiques ou spirituels, au cours de sa vie à l’occasion de ses expériences. La connaissance de soi même est un ordre particulier de connaissance dans la mesure où, à son foyer même, le sujet connaissant et l’objet à connaître sont confondus, il est « juge et partie Cette difficulté centrale rend impérative une recherche exigeante de l’objectivité si cette connaissance doit être de quelque conséquence.

La connaissance de soi sollicite la rectitude de la pensée, ‘esprit critique et une certaine considération pour le « regard extérieur des autres. se consolider les exig ccs or7 de lucidité sur les car é2ü un savoir plus consis « Connais-toi toi-mê , elle sollicite pour en retour, le gain es rend posslble Une simple phrase, dont le sensa volue, mais qui résonne aujourd’hui comme un des fondements du développement personnel.

Avec philo, recherche de sens, valeur et finalité de l’existence. Chacun aspire à savoir qui il est. Il semble que ce soit la condition essentielle pour mener une existence sensée et cohérente. Faute de cette connalssance, je cours le risque de m’égarer, ‘entreprendre des projets ou de tenir des discours dans lesquels demain je ne me reconnaîtrai plus. Se faire des illusions sur soi conduit inévitablement à l’échec.

B) l’univers est devenu Swlpe to vlew next page en même temps un objet de science et de philosophie en imposant deux idées, à la fois scientifiques et métaphysiques, le « tout » et « Porigine « L’homme a toujours pensé que le visage du monde devait l’instruire sur lui-même. » Or le visage de [‘univers actuel est une véritable énigme pour l’homme moderne : origine inaccessible, histoire chaotique, espace infini, temps relatif, venir imprévisible… À l’accumulation des connaissances, il fallait répondre par le courage de la pensée.

D’où venons nous ? Où allons nous ? Les grandes questions de l’origine de l’homme, de l’aboutissement de l’humanité, et les questions parallèles de l’origine de l’univers et de ses destinées sont celles qui, de tous temps, ont le plus passionné les philosophes. Dès les premiers âges historiques, – peut être avant – la question avait déjà été creusée. Des philosophes dont le nom ne nous est pas parvenu avaient élevé leurs regards vers le ciel, et considéré la nature.

Se fiant au témoignage trompeur de leurs sens, ils avaient pensé que l’activité des choses était le fait d’êtres particuliers, invisibles et puissants, présidant chacun ? un phénomène déterminé, celui-ci au vent, ceux-là à la pluie, à la foudre, à la croissance des êtres vivants, etc 2) A) nia pas vraiment d’impact immédiat et conséquent sur le réel, et qu’elle se caractérise par la propension au doute, ? l’indétermination. On peut opposer la philosophie à la science, et aussi la philosophie à la morale, car la philosophie, contrairement à elles, ne peut influencer de façon positive le quotidien de c

PAG » rif 7 morale, car la philosophie, contrairement à elles, ne peut influencer de façon positive le quotidien de chacun, la vie de tous. La science peut ainsi prétendre à une utilité par les technologies qu’elle crée, qui facilitent la communication, comme Internet par exemple, qui augmentent la production, le rendement, comme les machines agricoles ou les engrais et pesticides, ou qui sauvent des vies, grâce aux différents vaccins par exemple, et notamment celui de Pasteur contre la rage au 19 ième siècle.

Ainsi les ‘ progrès  » de la science sont palpables, visibles dans nos sociétés, t ressentis par ceux qui y ont accès. Ils se révelent utiles par différents critères comme nous l’avons vu, à savoir des critères de vitesse, d’efficacité, d’innovation. La philosophie n’a nullement ce pouvoir d’améliorer le réel, ou tout du moins de le transformer. Elle se distingue également de la politique, en tant qu’elle n’appartient pas comme celle- ci au domaine de l’action. La politique propose et réalise des modifications de la société.

Elle possède cette caractéristique de pouvoir influencer très concrètement la réalité d’un Etat, comme du mande. Elle est utile dans le sens où non seulement elle ropose, mais aussi elle applique des lois qui tendent à améliorer le réel. Les améliorations, cette utilité donc, est visible et même quantifiable. B) La philosophie n’a pas de but en soi, même si elle comporte certains objectifs qui varient d’ailleurs selon les philosophes, et elle ne vise aucunement l’utilité. Elle peut même, au contraire, apparaître comme un obst PAGF3C,F7 ne vise aucunement l’utilité.

Elle peut même, au contraire, apparaitre comme un obstacle à la visée de l’utile. Elle se caractérise en effet par son absence de réponses certaines et immuables, par sa culture du doute. Certes, les philosophes ont parfois cherché à atteindre la vérité, à établir des certitudes, tel Descartes qui recherche un point fixe, une vérité première à laquelle accrocher toutes les autres, mais la philosophie en elle-même n’apporte en fait aucune certitude démontrable et indubitable.

Les réponses, les pensées des philosophes, demeurent des réponses personnelles, des appréhensions tout à fait subjectives du réel. II s’agit bien de traiter de la ‘ métaphysique  » c’est-à-dire de ce qui ne relève pas du sensible mais de l’abstrait, de la pensée pure. La philosophie ne eut établir son jugement sur des faits mais seulement sur son jugement, sa capacité à raisonner, sur un  » cogito ‘ AinsiSocrate affirmait-il •  » je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien  » : cette propension au doute ne peut permettre d’agir et peut même freiner l’action..

TRANSITON : La philosophie n’est pas utile parce qu’elle n’a pas un pouvoir d’action concrète sur le réel. Elle est inutile dans le sens où elle ne se préoccupe que de données abstraites, qu’elle ne donne lieu à aucune certitude, que ses objectifs restent indéterminés, et qu’elle se situe hors du temps. Loin de proposer une amélioration de la vie des hommes, elle peut au contraire la compliquer et même la paralyser. Cependant, la philosophie est une donnée inhérente à notre monde. Ell une donnée inhérente à notre monde.

Elle s’inscrit dans l’histoire de l’humanité, elle est présente à travers un très grand nombre de civilisations. On peut alors s’interroger sur l’intérêt qu’elle présente et sur le fait que son inutilité ne soit pas suffisante pour la récuser. 3) A) Rappelons tout d’abord que, étymologiquement, philosopher signifie  » aimer la sagesse ‘i. laphilosophie se propose donc e tendre vers un idéal de sagesse, de bonheur. Elle guide les hommes en fonction de cette aspiration et en fonction de divers moyens pour y accéder.

Ainsi les stoïciens développent le concept d’un mode de vie tourné vers l’ataraxie, c’est-à-dire l’absence de troubles. II faut pour cela, disent-ils, distinguer ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas, et nous satisfaire de ne modifier que les choses que nous avons la capacité de changer ; Descartes, reprenant ces idées, disait : i’ mieux vaut changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde « . Pour atteindre un possible bonheur, il faut avantage penser à soi qu’au monde. Les épicuriens formulent de même des maximes qui visent à réaliser un état d’ataraxie et de bonheur chez l’homme.

Ils recommandent ainsi de ne pas avoir peur ni de la mort ni des dieux et de trier nos désirs, c’est- à-dire de distinguer ceux qui sont réalisables de ceux qui ne le sont pas. Les philosophes prescrivent donc des orientations, des conseils quant aux modalités de la vie. Ils proposent également des fictions politiques, voire les réalisations modalités de la vie. Ils proposent également des fictions politiques, voire les réalisations de certains régimes. Rousseau dans son Contrat social, détermine ainsi les principes de l’Etat de droit, de volonté générale.

Ces prlncipes sewent aujourd’hui de fondements au régime républicain démocratique. A travers sa pensée existentialiste, Sartre développe l’idée selon laquelle l’homme se constitue par ses actes, qu’il est absolument libre, c’est-à-dire responsable de ses actions. une telle thèse pose l’homme comme un être d’action et ne peut donc que le pousser à agir, et à agir avec précaution, en tant justement qu’il est responsable de ce qu’il fait, à l’inverse d’une conception éterministe de l’homme.

La philosophie oriente ainsi les pensées et donc les actions des hommes. Elle est nécessaire pour les sociétés en tant qu’elle conduit à un idéal de sagesse, qu’elle marche vers le Beau, le Bien, le Vrai, selon l’expression de Platon. A cet égard, elle peut apparaître comme utile. Cet adjectif est pourtant à employer avec précaution. Il semble que la philosophie soit plus  » essentielle  » ? l’homme qu’  » utile B) La philosophie  » aime C’est un plaisir, une passion, et en cela, elle ne peut se définir par son utilité.

On peut s’interroger ‘allleurs sur un possible parallèle entre ce qul est plaisant mais pas utile, comme l’amour, l’art, la philosophie, et ce qui est désagréable mais utile, comme le travail, dont l’étymologie est tripalium « , c’est-à-dire instrument de torture. Bien sûr il s’agit de ne pas faire d’amalgame, ce qui est utile p c’est-à-dire instrument de torture. Bien sûr il s’agit de ne pas faire d’amalgame, ce qui est utile peut être plaisant. Mais la philosophie est un plaisir avant tout et de plus une donnée qui semble inhérente à l’homme. La vie, en effet, ne peut se réduire ? des considérations matérielles.

L’homme est également un esprit, un esprit pensant. pour Descartes, il est même avant tout un cogito L’homme a besoin de s’épanouir de façon intellectuelle et psychologique en réfléchissant, en se posant des questions, en appréhendant l’abstrait. Et soulignons que même s’il s’agit d’un besoin pour l’homme de philosopher, la philosophie ne représente pas quelque chose d’utile pour l’homme, mais plutôt quelque chose de nécessaire, d’essentiel. Ainsi, pour Socrate, la philosophie est une maïeutique. Chaque homme est philosophe, il faut le faire accoucher de sa faculté philosophique.

La philosophie ne s’enseigne pas puisqu’elle est à l’intérieur de chacun d’entre nous. B) L’abstraction n’est pas nécessairement un appauvrissement. Les classiques considéraient que plus on généralisait, moins on connaissait les propriétés de l’objet : l’extension du concept (l’ensemble des objets auquel il s’appliquait) s’étendait; sa compréhension (l’ensemble des caractéristiques auxquelles il renvoyait) diminuait. La science moderne montre au contraire que ce sont les modèles de la réallté les plus abstraits (et souvent les plus mathématiques) qui sont les plus riches.